# La Liste du Mercredi
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Liste du Mercredi n°617
le 06/05/20 par l'idiot du vill@ge

” Au vrai, la vie créatrice est si proche de la vie sexuelle, de ses souffrances,
de ses voluptés, qu'il n'y faut voir que deux formes d'un seul et même besoin,
d'une seule et même jouissance
. “

Rainer Maria Rilke


” Le pire chez nos contemporains, c'est pas qu'ils aient l'esprit aussi étroit,

c'est cette tendance à vouloir ratiboiser celui du voisin.
Qu'il y en ait pas qui rigolent trop, sinon ça les embrouille. “

Virginie Despentes



” Elle était exactement faite pour mon désir.
Je lui chuchotai : Je voudrais vous faire l’amour.
Elle rit légèrement, Maintenant ou tout de suite ? “

Belinda Cannone


” L'étonnant, chez les prostituées, c'est leur odeur.
Elles ont beau se laver sans cesse, elles gardent
toujours dans leurs cheveux l'odeur du sperme.

France Huser

Glory Box ( Printemps des Poètes Explicites )
 


 

[...]

A l’époque où nous écrivions tous des histoires érotiques pour un dollar la page, je m’aperçus que, pendant des siècles, nous n’avions eu qu’un seul modèle pour ce genre littéraire – celui des hommes. J’étais déjà consciente que les conceptions masculines et féminines de l’expérience sexuelle étaient différentes. Je savais qu’un large fossé séparait la crudité des propos d’Henry Miller de mes ambiguïtés – sa vision rabelaisienne et humoristique du sexe et mes descriptions poétiques des rapports sexuels dont je parlais dans les fragments non publiés du Journal.

[...]


in Vénus Erotica, Anaïs Nin

 

***

 

[...]

Les fantasmes sexuels sont bien trop personnels pour qu’on puisse vraiment les partager. Néanmoins, j’avais la faculté d’imagination exercée et je disposais d’un fonds où puiser lorsqu’il m’est arrivé ensuite de fréquenter des parleurs. D’après mon expérience, la plupart des hommes se contentent de quelques expressions et de quelques phrases ; vous êtes leur « petite suceuse en chef », « une bonne bouffeuse de couilles », avant de passer au rang de « salope qui n’aurait pas peur de se faire mettre comme ça toute la nuit », et il est rare d'être « enfilée jusqu’à la garde » et « défoncée bien à fond » sans que l’assaut n’ait était annoncé à haute voix. Vous encouragez en avouant n’être qu’ « un sac à foutre », et comme on vous assure que vous allez être bien « pinée », ou « bourrée », ou « tringlée », vous-même réclamez d’être transpercée par cette « grosse queue », cette « bite de fer » qui vous fait tellement de bien, jusqu’à ce que vous finissiez par « prendre la giclée », « avaler la purée ». Mais ce ne sont là que des accentuations, des relances entrecoupées par le chapelet des interjections, ahanements et toutes les inflexions du cri usuels.

[...]


in La vie sexuelle de Catherine M, Catherine Millet


***

 

[...]

Je suis, voyez-vous, une femme qui a cherché la reddition toute sa vie – pour trouver quelque chose, quelqu’un à qui je pourrai soumettre mon égo, ma volonté, ma misérable condition mortelle. J’ai tâté de différentes religions et de différents hommes. J’ai même essayé un homme d’Eglise. Et puis il m’a trouvée, moi, l’agnostique qui mendiait ma soumission.

[...]

Le sexe anal est pour moi un événement littéraire. Les mots se sont d’abord mis à couler pendant même qu’il était enfoui au fond de mon cul. Son stylographe sur mon papier. Son marqueur sur mon buvard. Sa fusée sur ma lune. C’est amusant où l’on trouve l’inspiration.

[...]

L’enculade est le grand acte anti-romantique – à moins que, bien sûr, comme moi, votre idée de la romance ne commence à genoux, la tête enfouie dans un oreiller. La poésie, les fleurs, et les promesses «jusqu’à ce que la mort nous sépare» n’ont guère place dans l’arrière-pays. La pénétration anale implique le tranchant de la vérité, et non les doux replis de la sentimentalité propre à l’amour romantique. Mais l’enculerie est plus intime que la copulation. Vous risquez de montrer votre merde, au propre comme au figuré. Vous accueillez un homme dans vos entrailles – votre espace le plus profond, l’espace que vous avez appris, toute votre vie, à ignorer, à cacher, à taire – et votre conscience s’éveille.

[...]



in Ma reddition, Toni Bentley

 

 

 

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NB : (espaces=nospam) : Si vous répondez par mail aux annonces, n'oubliez pas de retirer les espaces de chaque côté de l' @.

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# MESSAGE DE LA LISTE


Listiens listiennes, lesbiens lesbiennes, gens de Mercure quoi, salut

Cette semaine une Liste quasi féminine, exceptés une citation de Rilke en exergue et un poème ci-dessous de Mallarmé. On aurait bien lu/écouté avec nos oreilles chastes une chronique cul-turelle menée comme il se doit par Augustin Braquemard, pastichant le chroniqueur de la radio du service public, mais nous avons plutôt choisi de rester humbles d'une part et dans les clous concernant le format d'autre part, évitant en effet le décrochage des lecteurs impatients.
C'est donc la mort dans l'âme que nous avons dû effectuer aussi des choix d'auteures et d'œuvres et cela au risque de vous laisser sur votre faim.
A ce propos, si vous souhaitez nous faire part de la liste de vos auteur-e-s préféré-e-s en la matière (et en toute confidentialité), nous serions heureux de recevoir vos suggestions et de combler sûrement nos lacunes.

On vous dit à la semaine prochaine pour celles et ceux qui ne se seront pas désabonnés ...

Ne baissez pas la garde, prenez soin de vous et des autres en restant chez vous.


La Liste du Mercredi


# BOUTEILLE A LA MER
Par rabeyron.isabelle @ orange.fr (espaces=nospam) [Tassin]

Bonjour listiennes et listiens,


J'ai plusieurs fois fait appel à vous pour L'Ouvre Porte, association qui organise l'accueil citoyen de personnes sans abri et là, c'est vraiment une bouteille à la mer très importante...

Depuis mi-mars, l'association a mis à l'abri nos 20 accueillis lyonnais, chez leurs accueillants habituels ou d'autres, qui ont accepté de les héberger sur une période exceptionnellement longue et ont besoin de souffler un peu.

A partir du 11 mai, si vous pouvez accueillir une personne (jeunes migrants h/f) pour une semaine (ou plus !), ponctuellement ou en relais avec d'autres accueillants, faites moi signe !

Sinon, faites passer le message autour de vous. Merci !

# PNEUMATIQUE
 


# PRINTEMPS DES POETES
 


Une négresse par le démon secouée
Veut goûter une enfant triste de fruits nouveaux
Et criminels aussi sous leur robe trouée
Cette goinfre s’apprête à de rusés travaux :

À son ventre compare heureuse deux tétines
Et, si haut que la main ne le saura saisir,
Elle darde le choc obscur de ses bottines
Ainsi que quelque langue inhabile au plaisir

Contre la nudité peureuse de gazelle
Qui tremble, sur le dos tel un fol éléphant
Renversée elle attend et s’admire avec zèle,
En riant de ses dents naïves à l’enfant ;

Et, dans ses jambes où la victime se couche,
Levant une peau noire ouverte sous le crin,
Avance le palais de cette étrange bouche
Pâle et rose comme un coquillage marin.



Une négresse, Stéphane Mallarmé


# PRINTEMPS DES POETES
Par Simone [Lyon]


À la Fourmilière


Mille fourmis grésillent en ton cœur
s’éparpillent, se dispersent, errent,
cherchent
Impatientes, vives
mues par un désir d’intense

Mille fourmis griffonnent leurs arabesques
folles, grimpantes
Des lierres couleur nuit,
qui s’accrochent à la vie,
toutes les vies

Mille fourmis pétillent en ton cœur, pur,
roc d’où naissent entre les sillons
des filaments rouge, racines
grandes ouvertes à tes pétales de feu
voiles de lumière qui claquent dans le vent
la force de ton élan
Invisible puissance,
Tige solide, à la corolle mouvante,
Mât,
Haut mât,
Auquel s’accrochent tes toiles flamboyantes:
Celles du rire, celles du silence,
Celles qui donnent, celles qui portent,
Celles qui ont mal, soif,
Celles qui brûlent, et celles qui flottent.
Baroques, multiples,
Profondes et vraies.

Discret ange-gardien,
Grand Homme,
Très cher Ami,
Splendide fleur des champs.


# PRINTEMPS DES POETES
Par anne.wirz14@gmail.com (espaces=nospam) [Lyon]


Je partage ma dernière création sonore poétique en cette période de confinement:

En bas comme en haut



# SUGGESTIONS DE LIENS DE LA SEMAINE
Par les abonné-e-s de la Liste du Mercredi ou pas


à écouter

- Lien proposé par France CULture

Et si les trente-neuf pièces de Shakespeare (1564-1616) étaient d'abord longs poèmes pornographiques tapis dans le théâtre ? Et si Feuilles d'herbe de Walt Whitman (1819-1892) étaient avant tout érotisation générale du monde et réhabilitation du sexe ?
Shakespeare ce pornographe ? (59min)

- Plongez-vous au cœur de l’Amazonie :
60 minutes d’immersion sonore
avec Bernie Krause



# RELAIS D'INFORMATION / AGENDA
 
Les publications de cette rubrique sont momentanément suspendues.


# KARAOKÉ DE LA SEMAINE
Par l'idiot du vill@ge


Nous sommes désolés pour les fans de Colette Renard, espérant qu'ils nous ne tiennent pas trop rigueur d'avoir opté pour une version musicale au goût du jour pour mieux danser sur le dance floor ou dans votre salon.
Qu'ils soient cependant rassurés les paroles restent inchangées ...


Que c'est bon d'être demoiselle,
Car le soir, dans mon petit lit
Quand l'étoile Vénus étincelle,
Quand doucement tombe la nuit

Je me fais sucer la friandise,
Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise,
Je me fais picorer le bonbon

Je me fais frotter la péninsule,
Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule,
Je me fais ramoner l'abricot

Je me fais farcir la mottelette,
Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette,
Je me fais donner le picotin

Je me fais laminer l'écrevisse,
Je me fais foyer le cœur fendu

 

Je me fais tailler la pelisse,
Je me fais planter le mont velu

Je me fais briquer le casse-noisettes,
Je me fais mamourer le bibelot
Je me fais savourer la sucette,
Je me fais reluire le berlingot

Je me fais gauler la mignardise,
Je me fais rafraîchir le tison
Je me fais grossir la cerise,
Je me fais nourrir le hérisson

Je me fais chevaucher la chosette,
Je me fais chatouiller le bijou
Je me fais bricoler la cliquette,
Je me fais gâter le matou

Mais vous me demanderez peut-être
Ce que je fais le jour durant
Oh! Cela tient en peu de lettres,
Le jour, je baise, tout simplement



# NOTE DE BAS DE PAGE


Ton mont de Vénus est une fête foraine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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